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Introduction GÉNÉRALITÉ Projet Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix Agences de mise en œuvre UNICEF et OIM (Mauritanie, Mali et Sénégal) Sous le leadership de UNICEF Mauritanie Avec l’appui du Fonds pour la Consolidation de la Paix Objet de la mission Harmonisation et développement de modules de formation en lien avec la Gestion intégrée des ressources en eau, la prévention et la réponse aux catastrophes, la prévention et la gestion des conflits liés à l’accès aux ressources naturelles et à la transhumance. Pays et régions concernés par les formations Mauritanie : Gorgol, Assaba, Guidimakha et Hodh el Gharbi Mali: Nioro et Kayes Sénégal: Matam, Kédougou et Tambacounda Durée de la mission 10 semaines (2,5 mois) CONTEXTE ET JUSTIFICATION Contexte : Les zones frontalières de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal font face à des défis croissants en matière de gestion durable des ressources naturelles, en particulier des ressources en eau. Ces territoires sont fortement affectés par les effets combinés du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes, de la croissance démographique et de l'intensification de la mobilité des populations. La diminution et l'irrégularité des précipitations, la raréfaction des ressources hydriques, la dégradation des pâturages ainsi que la multiplication des événements climatiques extrêmes fragilisent les moyens de subsistance des communautés rurales, largement dépendantes de l'agriculture et de l'élevage. Cette pression accrue sur les ressources modifie progressivement les itinéraires de transhumance, renforce la compétition pour l'accès à l'eau et aux pâturages et accroît les risques de tensions entre communautés sédentaires et transhumantes. Les principaux bassins hydrographiques transfrontaliers, notamment le fleuve Sénégal et ses affluents tels que la Falémé et le Karakoro, constituent des ressources stratégiques communes aux trois pays. Leur gestion représente un enjeu majeur de gouvernance, mais également une opportunité de renforcer la coopération régionale autour d'une utilisation concertée et durable des ressources naturelles. Dans ce contexte, la promotion d'une gestion intégrée, participative et inclusive des ressources en eau apparaît comme un levier essentiel pour prévenir les conflits liés aux ressources, renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques, favoriser la cohésion sociale et contribuer à la consolidation de la paix dans les zones transfrontalières. Ce contexte est également marqué par une dégradation persistante de la situation sécuritaire, notamment dans l'ouest du Mali, où la multiplication des incidents armés, l'insécurité sur les principaux axes de circulation et les risques de propagation de l'instabilité vers les pays voisins fragilisent davantage les mécanismes locaux de prévention et de gestion des conflits. Par ailleurs, ces espaces connaissent une forte mobilité humaine, caractérisée par les mouvements de transhumance, les migrations saisonnières et les déplacements forcés. Si cette mobilité constitue un mécanisme d'adaptation indispensable face aux chocs climatiques et économiques, elle complexifie également les mécanismes de gouvernance locale et la gestion concertée des ressources naturelles. Elle souligne ainsi la nécessité de promouvoir des approches de gouvernance inclusives et transfrontalières, favorisant le dialogue, la coexistence pacifique entre les communautés et la prévention durable des conflits. Justification du projet Afin de répondre à ces défis communs, les Gouvernements du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, avec l'appui du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF), mettent en œuvre le projet régional « Eau, Résilience Climatique et Consolidation de la Paix » , conjointement exécuté par UNICEF et OIM. Le projet vise à renforcer la résilience des systèmes institutionnels et des communautés frontalières à travers une gestion équitable, inclusive et concertée des ressources en eau, le renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits, l'amélioration des dispositifs d'alerte précoce et de préparation aux catastrophes, ainsi que le développement d'infrastructures hydrauliques résilientes. Il promeut également le dialogue entre les différents usagers des ressources naturelles et encourage la participation des femmes, des jeunes et des populations mobiles aux mécanismes de gouvernance locale et de prévention des conflits. Pour atteindre ces objectifs, le projet intervient simultanément sur le renforcement des capacités institutionnelles, la gouvernance locale, la gestion des ressources naturelles, la cohésion sociale et le développement des compétences des acteurs impliqués dans la gestion de l'eau, de la transhumance, de la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et de la réduction des risques de catastrophes. Justification de la consultation: Le renforcement des capacités constitue un axe transversal du projet et s'adresse à un large éventail d'acteurs, notamment les administrations nationales et locales, les collectivités territoriales, les services techniques, les organisations de la société civile, les organisations communautaires de base, les leaders locaux ainsi que les mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits. UNICEF, OIM et plusieurs partenaires techniques disposent déjà de nombreux modules, guides et outils de formation couvrant les thématiques de la gestion intégrée des ressources en eau, de la gestion des conflits communautaires liés aux ressources naturelles et à la transhumance, de la prévention des violences basées sur le genre, de la réduction des risques de catastrophes et du renforcement de la résilience. Toutefois, ces ressources ont été élaborées dans des contextes différents spécifiques à chacun des trois pays, selon des approches pédagogiques variées, sans harmonisation régionale ni adaptation systématique aux enjeux spécifiques des zones transfrontalières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Dans cette perspective, le projet prévoit le recrutement d'un cabinet ou d’un.e prestataire chargé.e de réaliser un inventaire et une analyse des modules existants, d'identifier les lacunes et les besoins de mise à jour, puis de développer un référentiel harmonisé de formation adapté aux priorités du projet. La mission comprendra également l'élaboration de nouveaux modules sur les thématiques insuffisamment couvertes, notamment l'hydro-diplomatie, en collaboration avec des institutions spécialisées telles que l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), afin de disposer d'un ensemble cohérent d'outils pédagogiques pouvant être déployés de manière harmonisée dans les trois pays. Cette approche permettra de garantir la qualité, la cohérence et la durabilité des actions de renforcement des capacités mises en œuvre dans le cadre du projet. Project Context and Scope Dans le cadre du projet régional « Investissement transfrontalier dans la gestion de l’eau, la sécurité climatique et la consolidation de la paix » , mis en œuvre conjointement par l’UNICEF et l’OIM sous la direction de l’UNICEF Mauritanie avec l’appui du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) , l’OIM recrute un(e) consultant(e) chargé(e) d’assurer l’harmonisation, la contextualisation et le développement de modules régionaux de formation destinés aux acteurs institutionnels et communautaires en Mauritanie, au Mali et au Sénégal. Les zones frontalières de ces trois pays sont confrontées à des défis croissants liés à la gestion durable des ressources naturelles, en particulier des ressources en eau, sous l’effet combiné du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes, de la croissance démographique, de l’augmentation de la mobilité humaine et de l’insécurité régionale. Ces facteurs intensifient la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles, modifient les itinéraires d